Votre ado passe du rire aux larmes, s’enferme dans sa chambre et semble impossible à comprendre ? Vous en avez marre des conflits ou de l’absence de dialogue ? Le livre de Sophie Aiello, On ne peut rien te dire, vous permettra de vous sentir moins démunis pour vivre plus sereinement les nombreux défis de l’adolescence.
Cela s’explique par deux raisons principales. L’adolescent est confronté à beaucoup de changements en même temps : son corps, ses relations et son identité évoluent de jour en jour. Cela génère beaucoup d’émotions. Par ailleurs, la partie du cerveau qui permet de gérer les émotions est encore en chantier, c’est donc réellement plus difficile pour un adolescent de se réguler que pour un adulte.
Pour cela, deux clés sont essentielles : la compréhension et l’accueil. Comprendre c’est le point de départ pour se mettre un peu plus dans les baskets de son ado ; ça permet de changer de perspective. Un ado qui se sent compris se sent davantage en confiance pour exprimer ses émotions. Ensuite accueillir. « Je comprends » ou « Je suis là » - contrairement à des phrases comme « Ça va aller » ou « N’aie pas peur » - montrent à l’ado qu’on ne rejette pas son émotion. Cela l’aide à s’apaiser.
S’isoler est parfois une façon de réguler son émotion. Cela ne pose aucun problème si ça marche et que ça ne coupe l’ado de son environnement que le temps pour lui de se calmer. Là où c’est plus embêtant, c’est quand l’ado se coupe fortement des autres. J’invite alors les parents à y aller avec douceur et curiosité. En effet, des phrases comme « T’en as pas marre de t’enfermer comme ça ! » risquent d’empirer les choses en braquant l’ado. Alors que s’intéresser à son univers avec douceur et curiosité marche beaucoup mieux « Je vois que tu regardes souvent cette série (vidéo, sport, musique, etc.), qu’est-ce qui te plait là-dedans, explique-moi ». En y allant petit pas par petit pas, avec confiance et sans jugement, cela ouvre et remet peu à peu l’adolescent en lien avec l’extérieur.
Le quotidien des parents d’ados est loin d’être un long fleuve tranquille : colère, impuissance ou encore culpabilité s’invitent souvent. Or, comment aider les ados à comprendre leurs émotions si nous ne prenons pas le temps de le faire avec nos propres émotions ? C’est légitime et important, car cela fait partie intégrante d’une bonne régulation émotionnelle. Et il est beaucoup plus difficile d’aider quelqu’un à s’apaiser lorsqu’on est soi-même débordé émotionnellement.
C’est aussi une belle façon de leur montrer le chemin, les ados apprenant également en observant nos façons de faire.
Orientation, Parcoursup... et si la clé était d’abord de mieux se connaître ?
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